Plateau de Saclay . Sous-Préfecture

Lauréat . Livraison 2024

Equipement Selection tout

Villefranche-de-Rouergue . Pôle Culturel

Lauréat . Livraison 2021

Equipement Selection tout

Carpentras . Equipement Culturel

Lauréat . Livraison 2024

Equipement tout

Paris XIII . ZAC Bruneseau . logements

Concours _ Deuxième place

Logement tout

Plateau de Saclay . Sous-Préfecture

  • Programme

    Sous-préfecture

  • Livraison

    2024

  • Surface

    1 800 m²

  • Maitrise d’ouvrage

    Etat, Préfecture de l'Essonne

  • Label

    THPE RT 2012

  • Coût

    3 800 000 €HT

  • PRAEFECTUS

    « Préfet » vient du latin praefectus, qui signifie « placé en tête »

    La future sous-préfecture de Palaiseau sur le plateau de Saclay se trouve dans une situation particulière, à l’entrée du Campus Paris Saclay dans un environnement végétal ou la plaine agricole s’interpénètre avec le paysage du Campus.

    Le projet tire parti de cette situation pour proposer une façade « fronton » au nord, marquant l’entrée du Campus et affirmant la présence du bâtiment public sur l’avenue de la Vauve ; son architecture solide et pérenne, pouvant être protectrice, s’exprime par sa sobriété et son équilibre. Celle-ci émerge du paysage par un point culminant, la tête au-dessus de la cime  des arbres… le frontispice de la République.

    CONTINUUM

    Accueillir par un jardin

    Si au nord, le bâtiment affirme sa présence et la symbolique nécessaire d’un bâtiment de la République, au sud, le mur d’enceinte s’enfonce dans le sol, pour laisser place à un jardin en pente douce venant accueillir le public.

    Ce jardin s’inscrit dans en  continuum  avec l’espace public puisqu’il accompagne le public à partir du sud du projet, situation géographique correspondant aux principaux flux provenant du Campus et de la station de métro.  Le public est invité à parcourir ce jardin pour entrer dans le bâtiment. Cet espace végétal est un véritable entre-deux où les limites physiques et imagées disparaissent au profit d’une continuité organique, fabriqué avec des gènes similaires aux espaces publics. Il participe au maillage du paysage à travers tout le Campus et devient dès lors une petite pièce de ce grand édifice.

     

    Si ce jardin monte en pente douce, les murs d’enceinte encadrant celui-ci montent plus fortement et  viennent protéger les visiteurs des nuisances extérieures  afin de leur offrir une ambiance calme et progressivement détachée de l’espace public.  Ce jardin agit comme une séquence et une mise en situation des usagers, un point fondamental dans la qualité et la perception positive du bâtiment, une attention bienveillante à l’égard du public.

    INSCRIPTION

    La sous-préfecture de Palaiseau, une infrastructure du Campus

    Si sur trois faces (Nord, Est, Ouest), le bâtiment crée une enceinte claire aux limites franches et protectrices, avec ces murs telluriques sortant du sol, la partie sud brouille volontairement les limites

    avec l’espace public, la limite physique se situant au milieu du jardin et étant complétement intégrée à la végétation de ce dernier.

    Le projet s’inscrit ainsi dans une mouvance à l’échelle du site, jouant avec la grande longueur de celui-ci, et apportant une ligne de force par une courbe tendue, se plaçant comme en échos à la courbure de la ligne du métro aérien.

    Une infrastructure répondant à une autre,… encadrée dans un environnement paysager fort…

    L’inscription du bâtiment et sa forme font volontairement appel à un langage infrastructurel permettant de s’inscrire pleinement  dans l’horizontalité et la grande dimension du site, mais aussi de donner un caractère essentiel à ce bâtiment, architecture d’intérêt générale de service public ancrée dans son territoire.

    JEUX DE NIVEAUX

    Un bâtiment compact et fonctionnel

    Le projet tire parti des dénivelés du terrain (1m entre le nord et le sud) et du jardin en pente douce (1.5%)  pour surélever le niveau d’accès et d’accueil du public de façon à disposer d’un niveau supplémentaire de service au Rez-de-Chaussée, avec les locaux techniques, les archives et autres. Cette disposition permet d’obtenir un bâtiment agencé de manière efficace et efficiente sur trois niveaux, et ce, tout en offrant un parking aménagé de façon économique et discrète au sein du  Rez-de-Chaussée. Tout cela permet de mettre à la disposition du public, un jardin dans lequel celui-ci est libre de toute contingence.

    Ainsi, le projet s’étage sur 3 niveaux en corrélation avec le fonctionnement de l’équipement :

    • Le Rez-de-Chaussée, comme vu ci-dessus, dans lequel s’organise les parties de service.
    • Le Rez-de-jardin où sont agencés l’ensemble de l’accueil du public et les services s’y rattachant.
    • Et enfin le R+1 dans lequel se situent les services du sous-préfet et des actions interministérielles, ainsi que le logement de fonction du préfet.

    Ce principe de superposition permet de régler un certain nombre de problématiques dans un bâtiment compact et fonctionnel :

    • Ainsi, le programme à  Rez-de-Chaussée nécessitant peu d’ouvertures, permet l’implantation du bâtiment sur les limites du site comme souhaité dans la fiche de lots tout en assurant une sécurité à celui-ci ; les espaces nécessitant de la lumière naturelle (bureau, maintenance, chauffeur, …) sont éclairés par deux patios.
    • En Rez-de-Jardin, l’accueil du public s’organise côté jardin et le parvis au sud. L’ensemble des espaces de travail du personnel sont éclairés par deux grands percements du voile périphérique et agrémentés d’une terrasse accessible au personnel permettant la mise à distance de ces locaux par rapport au domaine public. Ceci est rendu possible par une hauteur suffisante de 2.6m au-dessus du sol et par le recul des façades.
    • En R+1, les services du préfet bénéficient du même traitement, tandis le bureau du sous-préfet et son logement de fonction s’orientent au sud et s’ouvrant sur une large terrasse plantée à l’abri des regards.

    L’ensemble de ces dispositions permettent à la fois une sécurisation du bâtiment tout en offrant un confort et des agréments au personnel de la sous-préfecture.

    ACCESSIBILITE

    Accueillir et protéger

    Le public

    Le  jardin amène l’ensemble du public vers l’accueil, situé au sud du bâtiment, via une pente très douce d’1.5%.

    Le hall d’accueil permet l’orientation du public et offre la possibilité d’un accès direct au bureau des étrangers, ses guichets. De plus, sa façade Ouest autorise une ouverture de belle ampleur sur  l’avenue de la Vauve.

    Ainsi, cette zone d’attente permet d’accueillir l’ensemble du public dans une ambiance calme et sereine, face au jardin ou au grand paysage. Dans le cas de forte affluence, le parvis couvert face au jardin permet un moment d’attente privilégié au contact du végétal. Le jardin agit comme une zone tampon permettant l’attente du public dans un cadre de qualité. Il est également continuité grâce à la transparence parfaite entre intérieur (hall) et extérieur (jardin).

    Ces dispositifs permettent une co-visibilité et un contrôle simple et efficace des espaces.

    Le personnel de la Sous-préfecture

    Il est prévu une entrée pour le personnel au Rez-de-Chaussée en façade Ouest sur l’avenue de la Vauve et se prologeant via des circulations verticales centrales et sécurisées par contrôle d’accès (ascenseur et escalier). Celles-ci permettent d’accéder à l’ensemble des plateaux de travail en Rez-de-Jardin et R+1 indépendamment des accès destinés au public.

    De la même manière, l’accès véhicules et deux roues se fait en façade Ouest sur l’avenue de la Vauve et dessert l’ensemble des zones de stationnement couvertes et sécurisées permises par l’enceinte bâtie. Un accès permet de rejoindre les circulations verticales centrales.

    Le sous-préfet

    Afin de minimiser les points d’accès et d’optimiser la sécurité du bâtiment, les points d’entrées piétons et motorisés sont mutualisés entre le personnel et le sous-préfet en façade Ouest sur l’avenue de la Vauve.  Le parcours est ensuite différencié une fois la première enceinte passée, avec un accès direct du Rez-de-chaussée au R+1, et un autre  acheminant au logement de fonction du Sous-préfet. De la même manière, l’accès véhicules du sous-préfet se fait via le parking commun desservant les boxes fermés qui lui sont dédiés. La proximité des circulations verticales du bâtiment permettent au sous-préfet un accès direct et protégé aussi bien à son logement qu’à l’ensemble des services.

    La globalité du bâtiment est bien évidemment accessible en intégralité aux personnes à mobilités réduites.

    MATIERE

    Le béton, « la pierre  d’aujourd’hui… ».

    La structure et la matière de la sous-préfecture ne font qu’un, c’est un bâtiment qui puise sa force dans son côté essentiel et dans l’évidence de sa matérialité.

    Le béton teinté ocre ici utilisé rappelle la pierre Saint Maximin du bassin parisien. C’est une matière pérenne qui sait être protectrice.

    On peut lire les inscriptions suivantes, gravées dans sa massivité, « Sous-préfecture  de Palaiseau… République Française… ». Ces termes s’expriment sous forme d’une matrice tel un motif sériel dont le relief diminue en montant jusqu’à disparaitre dans la matière.  Son enceinte devient ainsi une paroi communicante où les symboles, les informations et les valeurs s’entremêlent dans une matière vivante.

    Le projet joue sur l’ambiguïté entre matière et ornement. Ce travail de multiplication et de superposition permet une multitude de lectures possibles : de loin on ne perçoit qu’une vibration, de prés on commence à identifier le motif. Par déplacement du corps,  les termes laissent à nouveau place à une matière frémissante sous les rayons du jour.

    En plus de ces éléments matricés, le mur est orné de lettrages en métal : Cigles (« RF » et autres), informations, sentences viennent ponctuer la linéarité du mur et offrir un côté précieux et institutionnel aux façades.

    Le fort relief réalisé en pied de voile permet de dissuader les détériorations de type graffitis.

    Sa matière participe ainsi à l’encrage du bâtiment au site, au territoire plus vaste et affirme la perception de cette sous-préfecture comme un équipement infrastructurel intrinsèque du Campus Paris Saclay.

    CINQUIEME FACADE

    Un jardin ascendant   

    Le jardin qui accompagne le public depuis  l’avenue jusqu’à l’entrée du bâtiment est prolongé sur les parties construites par des toitures terrasses plantées jusqu’au point culminant du bâtiment. Au milieu,  s’insère le logement et les bureaux du sous-préfet qui profitent d’une terrasse arborée avec une vue panoramique sur le campus du Saclay.

    Enfin depuis le métro aérien qui longera la sous-préfecture par l’Est, sera visible un jardin habité libre de toute contrainte technique,  les locaux techniques étant en Rez-de-Chaussée.

    STRUCTURE

    Trame et plan libre

    L’ensemble des dimensions des plateaux de travail suivent une grille établie sur la mesure courante de 1.35m (trame de bureaux) permettant une réversibilité, une modularité  dans les aménagements. La structure a été optimisée afin d’éviter tout point porteur intermédiaire entre le noyau des circulations verticales au centre du bâtiment et les façades périphériques.

    Ainsi, l’ensemble des éléments structurants du bâtiment respectent cette trame comme la structure primaire et les façades (avec un montant tous les 1.35 m permettant de réceptionner d’éventuelles cloisons)  afin de prévenir des évolutions libres d’aménagement de la sous-préfecture.

     

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Villefranche-de-Rouergue . Pôle Culturel

  • Client

    Ville de Villefranche-de-Rouergue

  • Architecte

    MARS architectes

  • Architecte du patrimoine

    Caroline Serra

  • Surface

    1495 m² SU

  • Coût

    3 744 348 €

  • Livraison

    2021

  • PREAMBULE

     

    « On dit d’eux qu’ils ne lisent plus, et pourtant, on en voit plongés dans les épisodes successifs des aventures du Poussin Masqué, puis d’Harry Potter ou de Twilight, d’Eragorn ou de Games of Throne, et la littérature jeunesse se porte plutôt bien. On dit d’eux qu’ils sont les proies du marché, et dans le même temps, on célèbre leur créativité via les pratiques amateurs, les blogs, les pages personnelles, les tuto, les même. On parle d’eux comme d’une nouvelle race d’humains –les générations X, Y … l’alphabet n’y suffit bientôt plus- mais pourtant, leurs valeurs semblent à certains égards se rapprocher de celles des générations qui les ont précédées, notamment dans leur célébration de la famille et de ses transmissions. On dit d’eux qu’ils évoluent dans un monde radicalement transformé, fait de réseaux virtuels où triomphe l’individualisme, et pourtant, on les voit occuper les stades, les places de concerts et les collectifs d’amateurs, parfois passionnés…

    Génération après génération, au gré des mutations technologiques (le walkman, le home cinéma, la numérisation des contenus culturels et leur circulation sur les réseaux, etc.), des discours contrastés naissent à propos des jeunes et de leurs cultures : perte de valeurs ou règne de la créativité, paniques morales ou émerveillements enchantés, etc… . Certes, les manières d’écouter, de regarder, de lire des jeunes se transforment et comment ne le pourraient-ils pas? Se transformer n’est-ce pas vivre ? …»(1)

    (1)La culture à l’ère du numérique : réflexions sociologiques

    Sylvie Octobre

     

    CONSTRUIRE UN POLE CULTUREL

     

    La création de ce Pôle culturel  est intimement liée au désir de retrouver un équipement fonctionnel, capable de rassembler les différents services, aujourd’hui, éparpillés ; et fédérateur, à même de répondre aux besoins des habitants.

    Cette bastide séculaire, magnifique fait urbain moyenâgeux, est aujourd’hui un quartier dit « prioritaire », aussi la construction de ce pôle culturel représente le premier pas vers le renouveau du centre-ville de Villefranche de  Rouergue : un lieu capable de répondre aux besoins de chacun et notamment des plus défavorisés, capable de diffuser, d’animer, d’accueillir, d’éduquer autour des savoirs et des cultures.

    Aussi pour nous, ce pôle culturel n’est ni une bibliothèque, ni une médiathèque, ni une salle de jeux, ni une salle polyvalente, ni un espace d’exposition, mais bien tout à la fois : aujourd’hui on pourrait l’appeler « tiers lieu », c’est-à-dire, un lieu imaginé pour accueillir une communauté afin de permettre à celle-ci de partager librement ressources, compétences et savoirs sous un même toit. Voici, les enjeux qui ont motivé notre proposition.

     

    CONTINUUM

     

    Si les bibliothèques pouvaient, autrefois, s’apparenter à des sanctuaires sacrés, hauts lieux de l’apprentissage et de la culture réservés à un public averti et dont les frontières semblaient être jalousement gardées. Cette forteresse paraissant protéger des espaces sanctuarisés d’un extérieur envahissant, hors du temps: de vastes étendues silencieuses paralysant le plaisir de l’échange et la simplicité du mouvement vers l’autre.

    Nous imaginons des espaces s’évadant de cette enceinte, pénétrant la cité dans un désir partagé d’échange et de générosité.

     

    La manière de circuler dans le bâtiment devient ainsi un élément primordial  et doit être repensée dans la verticalité du bâtiment, dans sa capacité à créer des surfaces d’échanges et à interagir avec la ville  dans un continuum avec le Rez-de-chaussée du bâtiment et l’espace public. Nous envisageons de larges circulations à la lumière, visible de tous,  rendant le parcours évident entre les étages et à même de proposer une continuité spatiale entre les différents niveaux du bâtiment et l’espace public.

     

    UN TOIT

     

    Aussi, le 1er acte de ce projet consiste en la couverture totale des bâtiments existants ainsi que du patio, pour offrir le maximum de volume utilisable au projet. Transformant naturellement, l’ancienne cour en atrium permettant une communication immédiate entre tous les programmes et renforçant l’idée d’un espace identitaire et démocratique.

     

    C’est aussi une manière de révéler et de protéger le patrimoine existant sous son aile. S’installant avec tact et netteté, il agit comme un  élément fédérateur planant au-dessus de cet ancien palais du moyen âge. Il protège du soleil, du froid, de la pluie, autant qu’il filtre et diffuse la lumière naturelle. C’est aussi un nouveau belvédère offrant un grand panorama sur la ville et ses environs, une manière de redécouvrir sa ville et de la valoriser.  Ici, il n’y a pas d’opposition entre l’ancien et le moderne, mais plutôt un consentement mutuel à refaire vivre ce lieu.

     

     

    UN PALIMPSESTE

     

    Avec la sensibilité, la culture et les besoins d’aujourd’hui, nous proposons une architecture en lien avec l’histoire de ce lieu. Un parcours à travers les âges, un parcours opportuniste, relevant d’une poétique de la situation.

    En cherchant, en triant,  les différentes couches d’architectures qui composent cet ensemble, on se rend compte qu’elles se succèdent, s’entremêlent et s’imbriquent fortement. A l’image d’un palimpseste, manuscrit d’auteurs anciens que les copistes du Moyen Âge ont effacé pour le recouvrir d’un second texte, le bâtiment s’est d’une certaine manière réécrit au fils du temps. Aussi, notre intervention s’inscrit dans cette démarche.

    Si nous mesurons amplement la valeur patrimoniale de cette bâtisse et la responsabilité qui nous est confié, nous pensons néanmoins que la création de ce pôle culturel ne doit pas crouler sous le poids de l’Histoire, mais bien embrasser cette Histoire passée, présente et à venir dans une dynamique aussi bien créative qu’innovatrice.

     

    Aussi, le projet restitue, additionne, juxtapose, ajoute, des parties neuves à des parties anciennes dans le but affiché de réécrire ce lieu en cohérence avec les valeurs et les besoins d’aujourd’hui. Notre projet ne cherche pas la « restauration pastiche », mais bien le dialogue entre les âges. Nous aimons à penser la dimension métaphysique qui naît de l’écart vertigineux et pourtant concret entre deux fragments du réel confrontés dans l’espace à quelques mètres et dans le temps à quelques millénaires…

     

    UNE AMBITION LEGITIME

     

    Si la volonté de faire de pôle culturel représente le premier pas vers le renouveau du centre-ville de Villefranche de  Rouergue. Et si cette transformation de cette ancien palais n’est qu’une petite pièce de ce grand édifice qu’est la Bastide, ou la retenue est de mise face ce lieu chargé d’Histoire, il n’en demeure pas moins important dans la vie et la dynamique de la ville: un lieu capable de diffuser, d’animer, d’accueillir, d’éduquer autour des savoirs et des cultures.

     

    Aussi, notre ambition est ici de proposer une architecture juste dans ses rapports à l’histoire passée et à venir ; juste par son urbanité simple et généreuse ; juste dans son envie d’habiter pleinement ce lieu ; juste par le foisonnement de vie qu’elle voudrait insuffler ; juste dans son époque ; simplement juste… Ici, la raison et la mesure deviennent les complices de la poésie pour justifier une ambition légitime: embellir la vie de nos concitoyens.

     

    VALEUR D’USAGE

     

    La mise en place du programme s’est ainsi fait dans une recherche de corrélation entre les éléments qui fonde ce projet architectural, à savoir :   les usages, les valeurs, la mémoire, la technique, les savoirs faire… rajoutant une nouvelle couche aux précédentes, transformant cette ancien couvent devenu palais, puis manufacture en, aujourd’hui, un pôle culturel.

     

    Rez-de-Chaussée

    Celui-ci est pensé dans une continuité avec l’espace public. Le porche existant est utilisé comme hall d’entrée et mène à l’ancienne cour transformée en un ample et généreux atrium: lieu d’accueil, il met en relation visuelle la majorité des programmes de ce pôle culturel. Il pourra éventuellement accueillir  un espace de consultation des périodiques.

    Autour de cet accueil s’organisent les activités qui pourront fonctionnés en dehors des heures d’ouverture de la médiathèque :

    -La ludothèque, située dans le bâtiment existant en façade sur la place Bernard Lhez, offre un grand espace propice aux activités de groupe et deux petits espaces plus particuliers et propice à des activités plus calmes.

    -L’espace cyber jazz café, mettant en valeur la collection « Panassiez », se trouve en façade sur la rue du palais. La façade existante est reprise pour laisser place à une ouverture plus généreuse et faisant office de vitrine en relation avec l’espace public. Cette situation permet de profiter du sous-sol vouté se trouvant juste en dessous pour proposer un caveau Jazz (espace optionnel) en relation avec le Cyber Jazz Café. A ce titre l’ancien soupirail datant du moyen âge est reconstitué pour amener la lumière naturelle à ce caveau.

    -La salle d’activités se trouve au fond de la parcelle. Cette partie sera entièrement neuve suite à la démolition des différentes parties datant du XXème siècle, leur état ne permettant pas une conservation et leur intérêt patrimonial nous a semblé plus que limité aux vues des contraintes. La salle d’activité est en relation directe avec l’accueil. Ceux-ci peuvent être mutualisés pour des manifestations particulières (env. 200m²) par un jeu de portes entièrement amovibles. La salle d’activités permet tous types d’usages, exposition, danse, conférence, concert…cet espace est éclairé naturellement par un puit de lumière à la pointe sud de la parcelle  et participe de l’effet d’appel depuis le hall d’entrée.

    Chacun de ces espaces peuvent fonctionner indépendamment. Pour bien répondre à cette demande, la banque d’accueil est conçue comme un mobilier particulier entièrement occultable et fermable en dehors des horaires de la partie médiathèque.

    Enfin, sanitaires publics et espaces de réserves viennent accompagnés ces différents programmes.

     

    1er niveau

    Accessibles par l’escalier monumental depuis le hall d’entrée à RDC, celui-ci dessert trois espaces du pôle culturel :

    -L’espace jeunesse prend place dans une grande salle du bâtiment existant et donnant sur la place B Lhez. Cet espace est composé de mobilier bas démarquant les différents sous espaces et n’altérant pas l’aspect patrimonial de cette salle. Il est agrémenté d’un espace (multimédia) donnant sur l’atrium et d’un bureau du personnel en contrôle sur les espaces jeunesse. Un sanitaire pour les petits est installé en lien direct avec ceux-ci.

    -L’espace multimédia prend place dans une salle à proximité et présentant un intérêt patrimonial intéressant.

    -Et enfin la salle d’étude prend place dans la dernière pièce donnant sur la rue du palais. Cette espace calme et serein est propice à son usage. De grandes tables au centre de la pièce permettent de mettre en valeur la qualité historique du lieu.

    Enfin ce niveau est complété par les différents espaces de réserves, de tri et de décontamination. les parties les plus contraignantes en terme de surcharges sont implantées dans la partie neuve.

    Ce niveau est bien évidement accessible par un ascenseur depuis l’atrium et desservie par une coursive.

     

    2ème niveau   

    Ce niveau est entièrement dédié à l’espace adulte. C’est un espace fait de multiples ambiances entre les parties neuves en ancienne et  tournant autour de l’atrium central. Cet espace est éclairé en zénithale par une toiture légère faite de verre et d’acier, tamisant la lumière de manière homogène et douce. Celle-ci est travaillée afin d’éviter tout apport solaire direct et de surchauffe dans les espaces.

    Un bureau du personnel permet un travail et un contrôle sur cette zone de la médiathèque.

    Enfin, des sanitaires accompagnent cet espace et évitent ainsi de redescendre à RdC.

     

    3ème niveau

    Ce niveau est entièrement neuf et vient abriter l’espace son et vidéo. Entièrement en belvédère sur la ville et ses alentours, cet espace joue sur la surprise et l’inattendue pour proposer un nouveau point de vue sur la ville. De large débord de toiture, viennent protégés les espaces de consultation tout en renforçant le coté panoramique des vues proposées.

    L’espace de détente du personnel vient compléter ce niveau. Une terrasse extérieure donnant sur la place B Lhez agrémente chacun de ces espaces.  Ce nouveau volume s’intègre dans une double ligne de toiture, permettant de diminuer son impact visuel et s’inscrit dans la hauteur autorisé soit 15m.

     

    Toiture

    Si la toiture est entièrement neuve,  nous avons pris un soin particulier à la dessiner comme une façade afin qu’elle s’inscrive dans son environnement de manière claire et  harmonieuse. Ainsi aucun édicule technique ne dépasse ou nuit à la simplicité du dessin proposé.

     

    Sous-sol

    Malgré les contraintes PPRI, nous proposons de créer un niveau de sous-sol sous la partie neuve (au centre de la parcelle). Celui-ci est entièrement cuvelé et sera donc étanche en cas de crue. Il abrite la majorité des locaux techniques, Sous station CPCU, TGBT, eau, traitement d’air, rafraichissement, … de manière à centraliser les installations et facilité leur maintenance. Cette disposition permet de ne pas grever les espaces en superstructures ainsi qu’en toiture. Deux gaines permettent d’alimenter l’intégralité du bâtiment, l’une derrière l’ascenseur et l’autre dans le pigeonnier existant. Celles-ci permettent une distribution efficiente et discrète.

     

    Accessibilité

    L’intégralité du pôle est rendu accessible au PMR , un travail important a été fait pour remettre à niveau les sols des différents niveaux et l’ascenseur dessert bien évidemment l’ensemble des niveaux.

     

    VALEUR PATRIMONIALE

     

    Ce projet, au cœur de la bastide historique de Villefranche-de-Rouergue, incarne l’évolution des enjeux des sites patrimoniaux en cœur de ville. Ce bâtiment tient une place importante au sein de la cité.

    L’ilot de l’ancien hôpital Saint-Loup, un des plus grand de la bastide, tient une place importante au sein de Villefranche-de-Rouergue. En effet, l’ancien hôtel particulier appelé « Immeuble Marty- Nasses » ou « Palais », bien qu’à proximité immédiate de l’hôpital, a vu se succéder les familles nobles et bourgeoises durant cinq siècles y laissant chacune des traces historiques de son époque.

    Notre intervention met en place une démarche patrimoniale contextuelle, telle une approche archéologique, le projet porte une réflexion mémorielle de ce lieu. L’évaluation et l’expertise des différentes données, notamment le diagnostic patrimonial réalisé par Mr Gilles SERAPHIN[1] en Juillet 2016, l’historique réalisé par Madame Gabrielle BONNET du centre d’étude des Bastides[2], et bien évidement le rapport de diagnostic archéologique réalisé par Mr Franck Chaléat et Mme Guylène Malige[3] nous ont permis d’inscrire notre projet dans la continuité de ces héritages.

     

    Un Projet Patrimonial

    Notre analyse patrimoniale de ce site ne peut être détaillée dans le cadre de ce mémoire, néanmoins les éléments qui composent le bâtiment ont été repérés, identifiés et intégrés au projet architectural. Cette démarche nous permet de donner une réponse architecturale contemporaine précise en corrélation directe avec les éléments existants conservés, restitués, maintenue, et mis en valeur.

    [1]  Ancien palais urbain dit îlot Marty-nasses place Bernard Lhez, parcelle 438, diagnostic patrimonial, Juillet 2016, Gilles SERAPHIN, les ateliers du Patrimoine.

    [2] HISTOIRE D’UN ILOT L’îlot de l’ancien hôpital Saint-Loup à Villefranche de Rouergue, Gabrielle Bonnet pour le centre d’études des bastides.

    [3] Rapport de diagnostic archéologique réalisé par Mr Franck CHALÉAT et Mme Guylène MALIGE avec la collaboration de Philippe ABRAHAM, Nathalie ALBINET et Fabien HUGUET.

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Carpentras . Equipement Culturel

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Paris XIII . ZAC Bruneseau . logements

  • Programme

    56 logements familiaux et 8 collocations de 40 chambres

  • Statut

    Concours, deuxième place

  • Surface

    6 399 m² SDP

  • Maitrise d’ouvrage

    Groupe Giboire + Demathieu Bard

  • Coût

    18 000 000 € HT

  • Paysagiste

    Sensomoto

  • MICRO-URBANITES

     

    Pour une vie collective et coopérative
    Les valeurs de la collectivité forment le socle sur lequel se construit l’expression des particularismes individuels…
    Habiter, travailler, se détendre, partager, coopérer, se divertir, …, autant d’activités, d’usages que le projet organise en son sein. Ce projet est pensé comme une micro ville essentielle à une vie collective et coopérative.
    Circulations, accès, halls, jardins, toitures, loggia, balcons, terrasses, …, sont des entredeux dont le projet s’attache à redéfinir les spatialités et les articulations entre espace public et privé.
    Cette micro-urbanité devient ainsi une valeur ajoutée porteuse de sens pour les gens qu’ils soient usagers ou habitants. Liaisons entre la sphère publique et privée, entre intérieur et extérieur, entre végétation et construit, … permettant la mise en place d’ambiances, d’atmosphères et d’usages spécifiques dans la séquence urbaine.

     

    SYNERGIE DES PROGRAMMES

     

    Notre projet s’organise autour d’un programme principal de logements familiaux, sur lequel viennent s’appuyer des commerces à Rez-de-chaussée sur le Boulevard du Général Jean Simon ; des plateaux d’activités polyvalents pouvant aussi bien accueillir des petits équipements que des entreprises s’étageant du Rez de jardin à R+1 ; et des logements spécifiques destinés à la colocation dans les niveaux intermédiaires (R+2 et R+3).
    L’ ensemble des programmes sont disposés afin de créer un maximum de surfaces d’échanges. Plus que jamais, l’ambition de ces lieux est de privilégier des liens directs entre les différentes populations. Ainsi, ces programmes bénéficient mutuellement de ce partage pour une vraie synergie urbaine.

     

    REZ DE VILLE

     

    Ciment de l’identité parisienne, les relations qu’entretiennent rez-de-chaussée et espaces publics s’impose comme le niveau pertinent pour réinterpréter les typologies traditionnelles parisiennes. Le projet tisse ainsi une nouvelle histoire du quartier à travers un « Rez-de-ville », poreux et transparent. L’innovation s’invite dans les modes d’occupation des espaces, y compris à travers des initiatives privées, et une nouvelle fluidité des espaces intérieurs/extérieurs, privés/publics.
    Si Les Commerces à Rez-de-Chaussée s’orientent comme souhaité sur le Boulevard, l’ensemble des accès aux logements et aux activités s’organisent sur la rue Jean Baptiste Berlier autour d’un jardin partagé.
    Les bâtiments en équerre viennent se lover autour de celui-ci, ce jardin est un entre-deux, une respiration dans les séquences bâties : semi-privé ou semi public ? L’ambiguïté, volontairement, demeure… Fabriqué avec des gènes similaires aux espaces publics, il participe au maillage du paysage à travers le quartier.
    L’ensemble des logements sont desservis par un hall longeant ce jardin.
    Rentrer chez soi, c’est un entre-deux, un point fondamental dans la qualité et la perception positive de son logement, aussi chaque habitant est invité à traverser, à longer ce jardin pour rentrer chez lui.
    L’ensemble des espaces de la résidence et des activités est distribué et orienté sur ce jardin. Ils participent de la vitalité de ce cœur d’ilot.

    Circuler, échanger, rentrer chez soi, manger, travailler, se divertir, se détendre, …, autant d’activités qui font de ce « Rez-de-ville » un point fondamental de la construction de ce projet. Loin d’un « espace vert » à regarder, celui-ci se veut un espace actif, vivant, ou nature et architecture se mélangent, s’interpénètrent par les usages.

     

    REZ DE CIEL

     

    Si les bâtiments parisiens réservaient les derniers étages pour les domestiques sur un principe « …dis-moi à quel étage tu habites, je te dirais qui tu es… ». L’invention de l’ascenseur et les principes énoncés par l’architecture moderne ont eu tendance à inverser ces pratiques, en proposant la toiture comme espace à vivre. Pourtant on constate que celle-ci est devenue trop souvent un espace délaissé à la technique. Aujourd’hui, il convient de réactiver cet espace, rempli de potentialités et de poésie.
    Ainsi dans la continuité des projets B1B-4 et B1A-3 qui proposent des Terrasses partagées au niveau intermédiaire, nous proposons un « Rez-de-ciel » en R+8, espace partagé et destiné à tous les habitants de la résidence.
    Il est le lieu de la collectivité, et offre une nouvelle manière d’habiter et d’échanger en proposant des espaces à la disposition des habitants: salle de travail, de co-working, de jeux pour les enfants, salle polyvalente à tout faire et notamment du sport, yoga, pilates… et un appartement destiné à la copropriété permettant d’accueillir des invités de passage et bien évidemment des espaces extérieurs de détente face au l’horizon de la métropole parisienne.
    Nous pensons que la dichotomie public /privé doit laisser place à une séquence intégrant des espaces semi publics, semi privés, permettant un cadre de vie de qualité et porteuse de sens au sein de cette petite collectivité, et par la même, laissant entrevoir un continuum avec l’espace public dans les trois dimensions.
    L’activation du Rez-de-Chaussée, des circulations verticales et de cette terrasse proposée comme un continuum d’espaces permettra une multitude d’usages, de mobilités, et d’échanges, s’inscrivant dans une dynamique sociale, mais aussi, dans une temporalité qui dépasse le cadre stricte de l’habiter pour une urbanité retrouvée.

     

    HABITER

     

    Le choix d’un appartement doit être un coup de cœur, un désir, le début d’une histoire qu’on se raconte. Pour que cela soit le cas, il faut une surprise, une séduction, une différence. Il faut se dire qu’aujourd’hui, on ne trouvera pas l’équivalent sur le «marché».
    Pour faire ce choix, il faut une attention particulière. Ainsi, ce Rez-de-ville et ce Rez-de-ciel propose une nouvelle manière d’habiter. Ceux-ci participent au caractère qualitatif du projet, lien doux participant à la fois de l’urbanité du quartier et du vivre ensemble par de nouveaux usages. Une générosité des espaces extérieurs et intérieurs agrémentent chaque appartement : balcon, jardin d’hiver, terrasse, espace traversant, en angle, toiture habitée…
    Ce projet est aussi de la génération développement durable, soucieux dans le choix de ses matériaux, de ces modes constructifs, et sa frugalité énergétique.
    C’est en réunissant dans un appartement l’essentiel de ces avantages que l’exception naît, celle qui provoque la décision de vivre ici plutôt qu’ailleurs.

     

    CONSTRUIRE

     

    La construction de bâtiment « décarbonné » est un enjeu primordial, pour préserver et maitriser les ressources de demain.
    Nos réflexions sur ce sujet nous ont amenés à réfléchir sur la construction bois. En effet, l’utilisation du bois dans la construction évite de gaspiller l’énergie dans un secteur qui en consomme beaucoup et produit près du quart des émissions de CO2. D’abord parce que, de la forêt au chantier, le bois consomme moins d’énergie que la plupart des autres matériaux. Ensuite, parce que son inertie thermique limite la consommation énergétique des bâtiments. Encourager l’utilisation du bois permet donc de gagner sur les deux tableaux : la capture du CO2 excédentaire et la réduction des émissions.
    Néanmoins, une analyse fine des enjeux, notamment due à la hauteur du bâtiment à 50m, nous ont amené à proposer une structure mixte bois/béton avec un noyau central en béton et la périphérie en structure bois.
    Cette solution offre plusieurs avantages à savoir:
    -Une stabilité au feu en adéquation avec un bâtiment classé en 4eme famille, en évitant des mises en œuvre complexes,
    -Un contreventement, peu encombrant ou pénalisant dans l’aménagement des logements via le noyau béton,
    -Une souplesse d’aménagement avec un noyau béton intégrant toutes les circulations verticales et la distribution des fluides.
    -Une optimisation de la quantité de béton au profit du bois.
    Cette structure mixte permet d’utiliser chaque matériau à bon escient, aussi bien en fonction de ces propriétés mécaniques, que leurs impacts écologiques, que dans des quantités raisonnées et optimisées.

     

    STRUCTURE EXPRESSIVE ET HABITEE

     

    Si le cœur du bâtiment est une structure en béton, la périphérie est portée par un système d’arcade en bois perpendiculaire à la façade, formant un double poteau et une console pour reprendre les espaces extérieurs (balcon et jardin d’hiver).
    Toutes les façades fonctionnent avec ce même principe constructif d’arcade, néanmoins celles-ci s’expriment différemment suivant les besoins, les usages et leurs orientations : simple hauteur ou double hauteur, fine ou large, profonde ou mince …, la souplesse de cette structure permet l’expression des usages liée à l’habiter en relation à l’acte de construit, en proposant une architecture expressive et polysémique.
    En effet, si le principe reste le même, les façades n’expriment pas la même chose en fonction de leur rapport à l’urbain, une poétique de la situation. Si les façades Nord (Boulevard du Général Jean Simon et Ouest (angle boulevard et rue Jean Baptiste Berlier ) respectent l’alignement avec un dessin calme ordonné des façades ; à l’inverse au Sud et à l’Ouest sur le jardin et la rue Jean Baptiste Berlier, les balcons jouent sur une ondulation organique en relation avec la végétation du jardin et de la terrasse intermédiaire ; ou encore en façade Est en vis-à-vis du lot B1B -3, celle-ci reprend une écriture similaire aux immeubles de logements lui faisant face avec le dessin d’une grille réglée contrairement aux autres façades, elle est moins épaisse.
    Ces Arcades sont la grammaire commune à toutes les façades, tout en gardant une autonomie et un langage personnel capable d’interagir avec son environnement direct.

     

    EPAISSEUR

     

    Une attention particulière a été portée sur la notion d’épaisseur des façades en corrélation avec des usages domestiques et la structure bois en arcade.
    Au Nord et à l’Ouest (angle Boulevard du Général Jean Simon et rue Jean Baptiste Berlier), des jardins d’hiver viennent agrémenter les appartements et permettront divers usages suivant les saisons : double peau thermique en hiver, agrandissement des espaces intérieurs à la saison ou protection phonique. Ceux-ci sont prolongés par des balcons en alternance d’un niveau à l’autre et profitant d’une double hauteur.
    A l’Ouest et au Sud en vis-à-vis du jardin, de larges terrasses ondulantes en alternance d’un niveau à l’autre viennent agrémenter les appartements et profitent d’une double hauteur.
    Chaque appartement bénéficie de cette épaisseur structurelle pour l’habiter et l’investir et d’une certaine manière s’agrandir.

     

    TYPOLOGIE

     

    Dans le noyau béton s’organisent tous les accès, circulations, entrées des logements, gaines techniques, et pièces humides et en périphérie dans la structure bois, toutes les pièces à vivre. L’absence de porteur entre le noyau béton et la façade en arcade permet un cloisonnement libre de toute contrainte, Ainsi ces logements s’organisent dans un principe clair et évolutif : espace servant (noyau béton) /espace servi (périphérie en bois) avec des logiques constructives s’inscrivant dans les logiques spatiales et typologiques et inversement.

    Hormis, les petites typologies, l’intégralité des appartements sont soit en angle, soit traversant. En proposant une double orientation, les logements jouissent d’un meilleur ensoleillement et de qualité spatiale intrinsèque permettant une dilatation de l’espace, de multiplier les vues et de rafraichir naturellement de manière simple et efficace les logements.
    Si l’ensemble des appartements du R+2 au R+11 sont prévus en simplex. Les 2 derniers niveaux proposent des duplex qui bénéficient de terrasse en toiture du bâtiment à 50m avec un panorama

     

    USAGE(s) DU BATIMENT

     

    Les commerces :
    Il est prévu 2 commerces de 120 m² chacun sur le boulevard du Général Jean Simon. Comme demandé, ils disposent d’une hauteur sous poutre généreuse de 4.5m. Ces surfaces sont entièrement modulables aux besoins et sans contraintes structurelles.
    Les activités :
    Il est prévu 850 m² d’activités qui s’étagent du Rez-de-jardin au R+1. Un hall d’entrée au niveau intermédiaire accessible depuis la rue Jean-Baptiste Berlier permet de desservir les différents niveaux bas et haut. Ces plateaux sont polyvalents et multi-usages. Le Rez-de-jardin et RdC profitent du jardin aménagé en gradin sur la rue quant au R+1, il propose un large espace donnant à la fois sur le boulevard, et la rue et le jardin.
    Les Logements :
    Les logements s’étagent du R+1 au R+14 sur 5300m².
    L’entrée se fait par la rue Jean-Baptiste Berlier, via un hall transparent longeant le jardin.
    L’ensemble des services (boites aux lettres, locaux poussette et vélo, ordure ménagère et locaux techniques) accompagnent le hall.
    Ils sont desservis par un noyau vertical central.
    Le R+2 et +3 sont destinés aux logements en colocation.
    Du R+4 au R+14, ces étages sont destinés à des logements familiaux en accession allant du T1 au T6. Hormis le R+8 qui est destiné à l’ensemble de la copropriété avec des locaux à l’usage de la collectivité et un appartement louable pour l’accueil d’invités ou des familles.
    Stationnement :
    Il est prévu 30 places de stationnement voiture et 20 places pour les véhicules 2 roues motorisés en Rez de Jardin et R-2. Son accès se fera via le lot voisin (B1B-3). Un mur fusible étant prévu à cet effet.

     

    «LA TOUR BANIAN»

     

    «Banian»
    Le Banian est un figuier de l’inde qui utilise d’autres arbres pour se développer. Les graines de cet arbre sont transportées par les oiseaux et germent dans les branches supérieures d’un autre arbre. Ce dernier va lui servir de tuteur et peu à peu il va l’entourer et le faire totalement disparaître. Il peut prendre ses aises, se développer sur de très grandes surfaces grâce notamment à une spécificité : celle de développer des racines de par ses branches. La branche fait une racine et la racine consolide la branche. On ne sait si c’est les racines qui vont vers le haut ou si c’est les branches qui pointent vers le bas. Symboliquement, on peut y voir un lien entre le monde céleste et le monde terrestre, l’arbre permettant d’unir le tout…

    A l’image de cet arbre, ce projet propose une stratégie constructive et architecturale ou la structure bois s’appuie sur le noyau béton qui d’une certaine manière l’alimente.
    A l’image de ces branches racines, ce projet propose des arcades en bois travaillant aussi bien en traction que compression et qui offrent une architecture capable de s’adapter avec souplesse à de nombreuses situations.
    Enfin à la symbolique de cet arbre, ce projet propose de faire le lien entre le haut et le bas; de chercher toutes les ramifications possibles entre la sphère public et privée via des espaces partagés qui participe au caractère qualitatif du projet, lien doux participant de l’urbanité du quartier et du vivre ensemble.
    Aussi, notre ambition est ici de proposer une architecture : juste dans ses rapports à la ville; juste par son urbanité généreuse et bienveillante ; juste dans sa construction, juste dans son envie d’habiter pleinement ce lieu, et surtout juste par le foisonnement de vie qu’elle voudrait insuffler …
    Nous espérons pouvoir à travers ce projet participer à la formalisation de PARIS RIVE GAUCHE dans une démarche cherchant contextualité et urbanité, ou La raison et la mesure deviennent les complices de la poésie pour justifier une ambition légitime : embellir la vie nos concitoyens.

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